Commentaire sur le financement hypothécaire résidentiel - Des vendeurs en situation de défaut
Depuis que les taux d’intérêt ont commencé à augmenter il y a près de quatre ans, les marchés canadiens des hypothèques et de l’immobilier sont préoccupés par la hausse du nombre de prêts et souffrance et de défauts de paiement. Jusqu’à présent, la « falaise hypothécaire » tant redoutée ne s’est toutefois pas matérialisée pour ce qui est de la plupart des propriétaires renouvelant leur prêt, mais un problème semble surgir du côté des vendeurs.
Certains propriétaires qui tentent de conserver leur logement ne sont pas les seuls à vivre des problèmes financiers et à accuser des retards dans leurs paiements. Certains parmi ceux qui « doivent vendre » sont tellement endettés que la valeur nette qu’ils détiennent dans leur propriété n’est pas assez élevée pour couvrir l’ensemble des coûts qu’ils engageront au moment de la vendre. Bref, ils n’ont tout simplement pas les moyens de vendre.
Il s’agit d’un problème pouvant rendre une opération immobilière compliquée et coûteuse, voire faire échouer l’opération tout court, et ce problème ne cesse de gagner en ampleur.
Le courtier hypothécaire bien connu Ron Butler a affirmé au Globe and Mail que sa maison de courtage avait vu la fréquence de ce phénomène de « vendeurs en situation de défaut » passer d’annuelle à mensuelle.
Pénalités, impôts impayés, frais de clôture et autres frais, tout cela peut ajouter des milliers de dollars à ce qu’un vendeur doit payer, en plus du solde de son prêt hypothécaire.
Un niveau élevé de diligence raisonnable est requis pour établit le portrait de toutes les dettes pouvant grever un bien immobilier. Autrement, de potentiels acheteurs risquent de devoir payer un supplément ou d’être contraints de renoncer tout simplement à l’opération.
S’il existe des recours juridiques en cas de défaut du vendeur, ces recours risquent de coûter plus cher et de prendre plus de temps que ce que l’acheteur est prêt à accepter.
Source : Financière First National SEC